Le cauchemar d’une vendeuse de légumes à Bangui

Crédit photo: laction.com

Il était 4h du matin quand une dame, vendeuse de légumes partait acheter ses marchandises. Deux jeunes empêtrant la même voie que elle, l’ont apostrophé «  tantine »! A peine qu’elle s’arrête, elle reçoit un coup de gifle « kpaï » (c’était non loin de chez moi).

Ils l’ont frappé fort pour la déstabiliser afin d’entrer en possession de « leur bien » comme on a habitude de dire au pays. Pensant avoir à faire à un groupe d’autodéfense, elle a crié pour se justifier en disant :  » je vais juste payer mes trucs » (traduction littérale).

Les bandits étaient plus organisés que la police centrafricaine: quand l’un d’eux appelle la « tantine »,  l’autre la gifle, le premier en profite pour localiser là ou est caché l’argent. C’est ainsi qu’ils ont pu arracher le pagne de la pauvre dame. Elle a hurlé fortement pour réclamer le pagne qu’elle portait. Il faisait encore sombre heureusement sans pour autant crier aux voleurs. Les voleurs ont lâché le fameux pagne avant de s’éclipser en courant.

D’après ce qui s’est passé au pays, même si tu cris au voleur (surtout durant la nuit ou tôt le matin) personne à ton secours par peur de représailles. Je pensais qu’il s’agissait d’un conflit conjugal qui se règle à l’africaine… Vu que les hommes ont l’habitude de frapper leurs épouses comme du tam-tam… Je me suis rendu compte du contraire dans la matinée.

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