Centrafrique: le salaire dans l’économie

Quand une personne gagne de l’argent, elle tend à le dépenser  si elle est fortement attirée  à le faire ainsi. L’achat de biens et de services attend son pic  après deux ou quatre semaines.

Dans une société, un village, une ville ou une compagnie où l’Etat est le grand fournisseur d’emploi, la consommation augmente quand on perçoit le salaire.

A Bangui par exemple et dans les petites villes principales, le trafic routier est obstrué au début de chaque mois. Les amis chômeurs et les membres qui rendent visite ont la même chance d’avoir leur part de gâteau. Le lieu de travail et le parlement deviennent vivants. Idem pour les étudiant lorsqu’ils touchent leur bourse d’études: le mois passé ils avaient grevé pour réclamer le paiement de leur bourse. A leur grande surprise, trois mois sont tombés… ils oublient leur misère, le temps de profiter de la période de vache grasse. Ce temps qui dure parfois qu’un, deux jours ou semaine en fonction de chaque étudiant.

Les femmes se font plus belles tandis que les prix augmentent sur le marché.

Avec le maigre salaire qu’il perçoit malgré lui, le Centrafricain n’arrive pas à épargner si bien que c’est seulement au début de chaque mois que tout le pays bouge. Le Centrafricain aime dépenser son argent pour certains par un sursaut d’orgueil, et pour d’autres par suivisme…

Ce maigre salaire suffit pour avoir beaucoup d’enfants, et pour ensuite ne pas trop s’en occuper. Il aime l’alcool comme tout bon Africain du centre (de la zone CEMAC)… solidarité oblige!

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