Confusion totale à Bangui: qui tire sur qui?

A Bangui, la capitale Centrafricaine ou règnent des attaques/représailles entre les milciens Anti-balaka et les ex-rebelles Séléka, la situation humanitaire devient de plus en plus inquiétante. Ces derniers jours ont été un calvaire pour les Banguissois (habitants de Bangui) malgré le déploiement des troupes françaises de l’opération Sangaris et des forces africaines de la MISCA.

La neutralité des forces de la mission internationale est mise en cause

Les soldats Tchadiens de la MISCA sont accusés par une partie de la population d’être du côté des ex-séléka. Pour répondre à cette accusation, ces tchadiens ont tiré à bout portant sur des civils, faisant une victime devant leurs paires de l’opération Sangaris et la France dit avoir gardé son entière confiance à son ami incontournable. La France doit savoir que la situation en Centrafrique est différente de celle du mali où le Tchad avait été d’une aide capitale reconnue par tous. Les soldats français sont à leur accusés par le gouvernement centrafricain d’avoir abattu froidement trois soldats issu de l’ex-séléka.

Les Centrafricains ont fêté le Noël sous des tirs à l’arme lourde et automatique. Selon la Croix-Rouge, les violents combats à Bangui ont fait 44 victimes dont la plupart étaient en tenue civile. Il est à noter également la mort de cinq soldats Tchadiens de la MISCA.

Ce jeudi 26 Décembre, la situation toujours tendue à en croire au propos du correspondant de rfi à Bangui Hyppolite Donossio: « La tension est restée vive ce matin à Bangui, après une nuit relativement tendue. Les tirs à l’arme lourde et automatique se font entendre dans les environs du camp Fidèle Obrou, où est installé un site de cantonnement des ex rebelles de la Séléka. « Il est difficile pour nous de savoir qui attaque en ce moment », a mentionné Loïc Beorofeï, un habitant du quartier de Boy Rabe, non loin du lieu où les fusillades se déroulent.
Les activités qui ont tenté de reprendre ce matin dans certains quartiers sud de Bangui, ont été arrêtées après les premières détonations, d’après des sources. Les rues de la capitale se sont vidées et plusieurs personnes continuent de quitter les zones des hostilités, afin de se mettre à l’abri. »

« Le jeux devient dangereux, car la France joue le jeux pour attirer l’attention de la communauté internationale et mobiliser plus de ressources et nous allons mourir jusqu’au sommet des Ministres des Affaires étrangères de l’Europe. Ouf la situation devient plus complexe qu’avant….Au de la de cette situation, il y’a relachement des opérations du coté des sangaris. Quand ils étaient seulement 1600 le calme était imposé, mais à plus de 7000 avec la MISCA ils ne contrôlent plus rien… » Selon un habitant de Bangui.

Les détonations d’armes se font entendre même quand j’appelle mes parents (à Bangui) au téléphone pour prendre de leurs nouvelles. Ces derniers ont fuit la maison comme la majorité des populations Banguissoises pour trouver refuge dans le sud de la capitale.

A mon avis il y a trop de laisser-aller dans cette crise: quand les soldats Burundais et Tchadiens se tiraient dessus, le chef de la MISCA ne s’est pas prononcé sur une éventuelle sanction… Et quand les combats s’intensifient, on ne voit aucune force d’interposition entre les belligérants. Les pauvres innocents vulnérables sont tous en débandade pour se mettre à l’abri des tirs.

Crédit photo: www.facebook.com/Diaspora

Débandade à Bangui (Crédit photo: www.facebook.com/Diaspora)

On ne sait plus à quel saint se vouer en Centrafrique. La solution serait-elle de faire venir les casques bleus de l’ONU afin de neutraliser ces miliciens (Anti-balaka et ex- Séléka) comme c’était le cas en RDC?

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