Le clan des scouts ivoiro-suisses donne vie au projet « Maison Connectée du Savoir » à Grand-Lahou

L’ONG JADE (Jeune en Action pour le Développement) et le groupe scout Les Siamois issus de Côte d’Ivoire ont lancé les travaux de construction d’une bibliothèque à Grand-Lahou. Cela s’inscrit dans le cadre du projet dénommée la Maison Connectée du Savoir (MCDS). Il s’agit d’un espace culturel dédié à la promotion du numérique et au développement d’activités d’éveil citoyen dans la région de Grands Ponts.

MCDS Côte d'Ivoire

Les membres du « Clan Waléwakô » à Grand-Lahou (photo: Odilon Doundembi)

MCDS est d’une importance capitale dans l’éducation et la formation des enfants, jeunes et adultes. Le but du projet est de faire face à l’inégalité numérique entre les zones urbaines et rurales de Côte d’Ivoire. Les Siamois sont un mélange de scouts venus de différentes confessions religieuses (musulmans, catholiques méthodiste, etc.). Ils collaborent avec les scouts suisses pour la réalisation de ce projet. Les travaux ont été lancés en Juin 2018 sous l’expertise d’un pôle d’architectes colombiens et suisses, tous scouts.
Des jeunes scouts suisses n’ont ménagé aucun effort pour donner vie à ce joyau en cours de finition. Ce partenariat suivi d’un travail de longue haleine a été établi à distance grâce au leadership ivoirien du chef du groupe Les Siamois, Aly Badra Coulibaly.
Ces partenaires internationaux ont apporté un appui technique et financier au projet. Pour booster les travaux en vue de rendre le centre opérationnel avant la rentrée scolaire 2018-2019, une délégation suisse composée de six jeunes est venue à Grand-Lahou.

L’ambiance sur le chantier

Les travaux sont organisés autour d’un camp chantier ivoiro-suisse du nom du «Clan Walêwakô». Ce camp va prendre fin le 17 Août, avec l’inauguration du bâtiment qui va servir de bibliothèque. Mains dans la main, les scouts profitent de leur période de vacances pour s’activer et prêter main forte aux ouvriers sur le chantier. En seulement deux semaines, la maison a pris une autre allure, et des fouillés ont été effectuées pour la clôture l’enceinte, comme le montrent les images ci-après.

Grande était la fierté de nos hôtes qui, dans le passé, n’ont pas eu l’habitude de participer activement à la construction d’un tel édifice. Ils ont bradé la chaleur ivoirienne, les égratignures dues à l’utilisation de la pioche, des pelles, arrache-clou, etc.

Relation architecte ouvriers

La relation est conviviale et respectueuse. Le seul bémol est la lecture et la compréhension du plan du bâtiment établi par le pôle d’architectes suisses. Cela nous a fait perdre quelques temps précieux. Il a fallu le professionnalisme et le sens de la pédagogie de Nicolas pour que les activités prennent les bons rails. Les pépinières du scoutisme ne sont pas restées en reste : les enfants aussi ont mis la main à la patte 

Les petits scouts lors de la construction de la MCDS (Photo: Odilon Doundembi)

Nous avons fait la connaissance d’un ouvrier exceptionnel, un spécialiste de la gastronomie ivoirienne. Il s’appelle Hubert. Briquetier de profession, de la taille d’un guerrier, il vient souvent prêter main forte à ceux qui sont dans le besoin sur un chantier de construction. C’est dans ce sens qu’il a été sollicité par les charpentiers. A la fin du travail, Hubert attirait l’attention de tout le monde, lorsque le chef du chantier lance « il va dépenser cet argent juste dans la bouffe car il mange comme un éléphant ». Des pluies de questions sont tombées en vue de savoir davantage sur ce gastronome dont toute la ville de Grand-Lahou connaît l’histoire. Un maçon nous a informé, le sourire aux lèvres, que Hubert était capable de manger sept boules d’attiéké à lui tout seul. Or la boule se vend à cent (100) francs cfa l’unité !

 

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