Jeux de la Francophonie #Abidjan2017, une expérience fructueuse

J’ai eu la chance de faire partie de 15 blogueurs accrédités pour la couverture des 8e Jeux de la Francophonie d’Abidjan 2017. Durant 10 jours, nous étions dans la peau des reporters, avons partagé des informations avérées, nos impressions par rapport aux Jeux sur la plateforme dédiée à cet événement. Entre rencontres et découvertes en passant par le partage d’expérience, voici le résumé de ces dix jours inédits.
Une journée de retrouvaille
Tout a commencé le 21 Juillet. Le premier jour fut affable pour moi car j’ai retrouvé les amis blogueurs et les responsables de Mondoblog-rfi avec qui j’était en formation à Dakar en 2015. Le comble en ce jour est aussi de faire la connaissance physique de certains blogueurs de deux dernières saisons. J’ai vu enfin, la présidente auto-proclamée des blogueurs de saison 6 Sonia Nguiza, rencontré Georges Kouamé, Jacques Kirioua (l’environnementaliste), le concepteur Jean de Paul Soro, pour ne citer que ceux-là.
Un honneur de partager la cabine et la salle de presse avec les journalistes
Avec les journalistes au stade Félix Houphouët-Boigny, nous étions à quelques mètres de certains « hommes-forts » d’Afrique que j’avais l’habitude de regarder à la télé. Le Président ivoirien Alassane Ouattara et ses homologues du Burkina, Ghana, Mali, Togo, de Madagascar y étaient présents en compagnie de Michaëlle Jean, la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Michaelle Jean tout « enjaillée » au côté des blogueurs.

J’ai échangé quelques mots avec Michaëlle Jean avant que les chasseurs d’images s’acharnent sur nous.
Nous partagions également la salle de presse du Palais de la Culture avec les journalistes venus de tous les coins du monde. Durant ces 10 jours, j’ai compris qu’un journaliste parle sans se fatiguer contrairement au blogueur qui préfère agir dans le calme. J’ai appris à franchir les obstacles rien qu’avec les paroles convaincantes afin de recueillir des informations fiables. Parfois il faut aller là où il ne fallait pas pour aboutir à sa faim.
Grâce à certains journalistes ivoiriens et aux spectateurs, j’ai avancé d’un cran dans mon apprentissage de Nouchi. Quand un journaliste te dit :  le Canada, pays organisateur des IXe Jeux de la Francophonie est venu en « Gbomhi » à Abidjan, cela veut dire en grand nombre car ils étaient au nombre 300 devant la France avec 108 membres et le Niger 104. Et si un supporter ivoirien te dit par exemple que les joueurs sont wôrô ou gniri, cela veut dire qu’ils sont fatigués ou ne foutent rien. Je vous le dis sous le contrôle vigilant de mon prof du verlan ivoirien ( Nouchi) Jean-Christ Nguessan.

 

J’ai rencontré Fâro, la mascotte des 8e Jeux de la Francophonie.

Et aussi deux des révélations ivoiriennes de cet événement (le médaillé d’or en équipe sur le relais 4*100m et médaillé d’argent sur 100 m Artur Cissé Gueu ainsi que le médaillé de bronze en Jonglerie Ignace Kassio).

Arthur Cissé Gueu (à droite) & Odilon Doundembi

Comme un Président Africain
Grande était ma surprise, lorsqu’un responsable de la commission transport a affrété un bus bien escorté spécialement pour me ramener (seul à bord) au Village des Partenaires à cause d’un léger décalage dans le programme des compétitions. Un privilège ! Je me suis mis pour la première fois dans la peau d’un dictateur africain.
La délégation centrafricaine était présente avec deux ministres
J’ai été à la rencontre des athlètes centrafricains. Les ministres de la Jeunesse et des Sports, M. Sylvain N’Garso et celui de la Culture et de la Francophonie (Chef de délégation), madame Gisèle Pana ont accompagné les athlètes et artistes centrafricains à Abidjan. Parmi ces compétiteurs il y avait des athlètes para-olympiques.
J’avais remarqué au début de la compétition que chaque concurrent ne doutait pas de sa possibilité de remporter la médaille d’or sauf les participants de la RCA, mon pays conscients de leur mauvaise préparation.
Heureusement en Handisport Tristan Gaël Kangbazou a fait gagner, à lui seul deux médailles de bronze sur 200 m et en saut en longueur à la République Centrafricaine.
J’ai profité de ces Jeux pour faire la promotion de mon pays car beaucoup de gens ne connaissent pas la RCA. Un sportif Canadien d’origine Jamaïcaine me demande où se trouve mon pays en Afrique lorsque je lui dis : « I’m from Central African Republic ». Il n’a jamais entendu parler de ce pays et a profité de cette occasion pour me bombarder de questions. C’était une fierté de parler de mon pays aux autres (amis, journalistes, athlètes/artistes, spectateurs.
Ce fut une expérience première pour moi de suivre en live une compétition de cette envergure et surtout dans un pays africain. J’ai adoré le brassage culturel de ces dix jours et surtout, profité au maximum du tourisme déguisé pour connaitre davantage Abidjan, la Côte d’Ivoire.
Un carnet d’adresses bien garni
Je suis allé au-delà du Blogging en m’exerçant  aux, reportage/montage photo et vidéo, interviews des stars, des staffs techniques et des personnalités, la retranscription, et le travail en collaboration avec les professionnels du journalisme.
J’ai appris entre autres comment se déroule une conférence de rédaction, l’échange avec les autres blogueurs sur leurs angles de couverture dans la convivialité. C’était un plus pour télécommunicant de mon genre. Avec les autres blogueurs, nous avons couvert les compétitions en direct du début à la fin à travers les réseaux sociaux.
J’aurais aimé posséder un appareil photo de haute définition pour pouvoir immortaliser ces moments magiques, mais on a fait avec les moyens de bord.
J’espère que les Jeux d’Abidjan 2017 vous ont plu, vous aussi.
En dépit de quelques défauts liés à l’organisation, pour moi Abidjan 2017 était une expérience très enrichissante et réussie.
Bravo à la Côte d’Ivoire et surtout au peuple ivoirien pour sa sympathie envers les étrangers !

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