La terre : une planète en décadence

Depuis des milliers d’années, les humains naissent et meurent, mais notre planète, elle, tient bon et continue inlassablement d’accueillir la vie… du moins jusqu’à présent.

En l’espace d’une vie, des progrès impressionnants ont eu lieu dans les domaines du transport, de la communication, etc. Cela a engendré des changements économiques sans précédent. Beaucoup ont un niveau de vie qu’on pensait impossible à atteindre il n’y a pas si longtemps.

Tout cela n’est pas sans conséquences. Certains affirment que les activités humaines sont en train de dérégler les cycles naturels de la terre. Des scientifiques disent même que nous sommes entrés dans une nouvelle période géologique appelée « anthropocène », une période ou l’activité de l’homme a des répercussions de plus en plus fortes sur la planète.

L’Homme : le grand responsable

La verdure de Bangui en danger

Atmosphère : « Il est extrêmement probable que l’influence de l’homme a été la cause principale du réchauffement observé depuis la moitié du vingtième siècle » (communiqué de presse du GIEC, 27 SEPTEMBRE 2013).

Un point de non-retour ? 

La terre va-t-elle atteindre un point de non-retour ? De l’avis de certains scientifiques, il est difficile de prévoir les effets des changements climatiques. Ils craignent qu’on approche de « points de basculement », des seuils critiques ou des changements brusques et inattendus entraîneraient des conséquences désastreuses.

La dette écologique s’alourdit  

Plusieurs stratégies ont été élaborées pour faire face à « l’urgence planétaire » actuelle. L’une d’entre elles, qui existe depuis un certain temps déjà, est le développement durable. Il s’agit de concilier le progrès économique et social avec la préservation de l’environnement. Quels sont les résultats ?

Malheureusement, tout comme la dette financière mondiale, la dette écologique continue de s’alourdir. L’homme consomme les ressources de notre planète plus vite qu’elles ne peuvent se renouveler naturellement. Y a-t-il une solution ?  Bien sûr que oui !

La solution, c’est d’agir pour lutter contre le changement climatique.

Le changement climatique entraîne une hausse de la température globale, modifie les niveaux de précipitations, fait monter le niveau de la mer et cause des phénomènes climatiques plus fréquents et plus intenses.

Impacts du changement climatique en Afrique

Les changements du climat de la planète ont un impact direct sur ce que nous cultivons et mangeons en Afrique. Nous savons que l’agriculture revêt une importance cruciale pour notre économie. Soixante-dix pour cent de la population vit de l’agriculture, qui génère le tiers des revenus de l’Afrique.

En Afrique, la plupart des cultures (plus de 95 %) sont irriguées par les eaux de pluie. La production agricole de notre continent est donc vulnérable aux perturbations de notre planète et aux phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique. En fait, l’agriculture pluviale en Afrique pourrait diminuer de moitié en 2020 d’après les spécialistes.

Le réchauffement dû au changement climatique entraîne une hausse des températures des océans et certaines espèces de poissons sont contraintes de rechercher des eaux plus fraîches, au-delà de leurs milieux naturels. Ces changements au milieu marin ont des conséquences dévastatrices pour les populations qui dépendent de la pêche pour subvenir à leurs besoins alimentaires et financiers.

Le changement climatique aura également un impact sanitaire considérable. Les variations des précipitations liées au changement climatique peuvent entraîner une augmentation du nombre de moustiques porteurs de maladies. Il y a donc un risque de voir une recrudescence des cas de paludisme, la maladie la plus meurtrière en Afrique.

Un environnement plus chaud associé à une augmentation des précipitations peut également faire augmenter l’incidence d’autres maladies mortelles, comme la fièvre jaune et la dengue. De plus, la mauvaise qualité de l’air qui accompagne souvent une vague de chaleur peut causer des problèmes respiratoires ou les aggraver.

Ce sont trop souvent les plus vulnérables – les populations défavorisées des milieux urbains, personnes âgées, enfants en bas âge, sociétés traditionnelles et agriculteurs de subsistance – qui sont les plus touchés par ces risques.

Les phénomènes météorologiques extrêmes liés à l’évolution de notre climat peuvent entraîner d’importantes migrations de populations. Les inondations, la sécheresse et la compétition pour accéder aux ressources comme l’eau douce peuvent déclencher des conflits. Elles peuvent contraindre les gens à quitter leur lieu d’habitation et migrer. Ainsi, comme l’a dit un jour ma mère :

« Dans quelques décennies, la relation entre l’environnement, les ressources et le conflit nous paraîtra peut-être presque aussi évidente que la relation que vous observons maintenant entre les droits de l’homme, la démocratie et la paix ».

Quels sont les moyens à notre disposition pour gagner ce pari important ? Nous pouvons limiter les dégâts si nous agissons ensemble.

LES ENERGIES RENOUVELABLES
De nombreuses formes de sources d’énergie existent, notamment les combustibles fossiles tels le pétrole, le gaz et le charbon, et les sources renouvelables comme l’énergie solaire, éolienne et hydroélectrique. Ces principales sources d’énergie sont converties en électricité, une source secondaire qui est distribuée à nos habitations et aux entreprises par des lignes électriques.
L’énergie solaire

Il s’agit tout simplement de la lumière et de la chaleur du soleil, et c’est la ressource en énergie la plus abondante sur Terre. L’énergie solaire qui arrive chaque jour sur la Terre correspond à plus de 10 000 fois la consommation énergétique totale de la planète !

On convertit en général l’énergie solaire en électricité au moyen de deux technologies : le photovoltaïque et l’énergie solaire thermique.

Lorsque la lumière du soleil frappe des cellules photovoltaïques de silicone ou d’autres matières, une réaction chimique produit de l’énergie électrique. Ces cellules peuvent ensuite être combinées sous la forme de panneaux solaires. Les technologies solaires thermiques concentrent les rayons du soleil à l’aide de miroirs pour chauffer un liquide et produire de la vapeur. Cette vapeur permet ensuite d’alimenter un générateur pour produire de l’électricité.

  • L’énergie éolienne
    Le vent, comme le soleil, est également une source d’énergie propre et renouvelable. On s’est servi de moulins à vent pour moudre du grain et pomper de l’eau pendant des milliers d’années. Aujourd’hui, ce sont des machines modernes que l’on appelle des turbines qui servent à produire de l’électricité. Pour générer de l’électricité en grande quantité, on peut regrouper un grand nombre d’éoliennes dans des parcs.
  • L’énergie hydraulique
    Enfin, l’énergie inhérente à l’eau et à la vapeur peut également produire de l’électricité. Vous avez sans doute pu remarquer la force de l’eau en observant les courants d’un fleuve, une cascade ou un littoral frappé par les vagues. On est maintenant capable de capter cette énergie au moyen de centrales hydroélectriques qui canalisent l’eau pour la faire passer dans des roues ou des rotors qu’on appelle des turbines, pour produire de l’électricité (les chutes de Boali par exemple).
  • L’énergie géothermique
    La chaleur accumulée à l’intérieur de la Terre elle-même est une autre source d’énergie. Si l’on creuse un trou profond, on trouve ce que l’on appelle de l’énergie géothermique. Dans les centrales géothermiques, on a foré des puits d’une profondeur de 1 à 3 kilomètres dans la Terre pour pomper la vapeur ou l’eau chaude vers la surface et produire de l’énergie.

L’Afrique dispose d’abondantes ressources solaires et éoliennes, et quelques-unes des ressources géothermiques et hydroélectriques les plus importantes du monde. Et cette énergie est en grande partie inexploitée. En effet, la Banque mondiale estime qu’on n’exploite actuellement que 7 à 8 % du potentiel hydroélectrique de l’Afrique.

Gadibilo Léonce Hervé, un ami m’a dit ceci lors d’un échange sur l’environnement:

« L’Afrique manque d’une politique pouvant l’amener à un niveau où elle peut être indépendante sur le plan énergétique, les potentielles en ressources naturelles sont là mais nous avons besoin d’une génération consciente que nous constituons pour la mise en oeuvre de ces ressources. »

A cela s’ajoute le manque de volonté et de patriotisme du côté des Africains. Ils pensent que le miracle ne peut venir que de l’étranger. Pourtant l’Afrique regorge de panoplie de milliardaires, même s’ils le sont en francs CFA.

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