Odilon Doundembi

Les réseaux sociaux : un vrai-faux ami

Comme presque tout ce que propose le Net, les sites réseaux sociaux comportent des avantages, mais aussi des pièges.
Si vous devriez appartenir à un réseau social ou si vous êtes accro, comment-vous protéger ?
Il est primordial de réfléchir sur les quatre points suivant selon l’importance qu’ils ont pour vous : votre vie privée, votre temps, votre réputation et vos amitiés.
Voici donc les Quatre questions à se poser sur les réseaux sociaux

1. Quel effet les réseaux sociaux ont-ils sur ma vie privée ?
Si vous n’y prenez garde, votre profil, vos photos, les mises à jour de votre statut (bref message à tous les amis de votre liste) et vos commentaires (réponses aux mises à jours de leur statut) pourraient en dire trop sur vous : où vous habitez, quand vous êtes (ou vous n’êtes pas) chez vous, où vous travaillez, quelle école vous fréquentez, etc.
D’autres renseignements tels que adresse e-mail, date de naissance, numéro de téléphone, risquent de vous exposer au harcèlement de tout genre (sectaire, sexuel, etc.), à l’intimidation ou à l’usurpation d’identité. Pourtant beaucoup divulguent facilement de telles informations sur leur profil.
Dites-vous bien que tout renseignement posté sur un site communautaire doit être considéré comme public ou pouvant aisément être rendu public.
Familiarisez-vous bien avec les paramètres de confidentialité de votre réseau social, et servez-vous-en. N’autorisez l’accès de votre statut et à vos photos qu’à des personnes de confiance.

2. Quel effet leur utilisation a-t-elle sur mon temps
Les réseaux sociaux peuvent accaparer votre temps et vous détourner d’activités plus importantes. Plus vous avez de contacts, plus vous passez de temps en ligne et davantage vous risquez de devenir accro.
Il y a tellement de choses à faire : jeux, tests, pages de fans des célébrités (chanteurs, acteurs de cinéma, sportifs…) ; et bien sûr, jeter un œil sur le profil de tous vos amis…
Sachez que le temps est un bien précieux qu’on ne peut pas se permettre de gâcher à des fins presque inutiles (gaspiller).

3. Quel effet leur utilisation a-t-elle sur mes amitiés ?
Des lors, sur un site communautaire, c’est le bon sens même de sélectionner soigneusement vos amis.
Passez en revue votre liste d’amis et faites le ménage si nécessaire. Pour chaque personne, demandez-vous
– Est-ce que je la connais bien « hors connexion » ?
– Quel genre de photos et de commentaires publie-t-elle ?
– A-t-elle une influence positive sur moi ?

4. Quel effet leur utilisation a-t-elle sur Ma réputation ?
Sachez que vos publications sur les réseaux sociaux vous forgent une réputation.
Préserver votre réputation, c’est veiller à ne donner aux autres aucune raison valable de mal vous juger. Il suffit d’une photo ou d’un commentaire indécents pour ruiner une réputation. Si vous voulez la préserver, il y’a encore plus important à prendre en compte :
L’effet que vos publications auront sur les autres, qu’ils soient des collègues ou pas.
Si vous appartenez à un réseau social, regardez les photos que vous publiez et demandez-vous :  que disent sur moi, ces photos ? Est-ce vraiment l’image que je veux donner ? Serais-je gêner que mes parents, mes supérieurs hiérarchiques ou un éventuel employeur les voient ? Si tel est le cas je vous suggère ‘effectuer des changements qui s’imposent.
Relisez aussi avec attention vos commentaires et ceux que d’autres ont laissés sur votre page.

N’oubliez surtout pas de vous déconnecter!


RCA: Investiture de F. Archange Touadera le 30 Mars

Le tout nouveau président élu de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, sera investi le 30 mars, c’est à dire un jour avant la fin officielle de la transition d’après les révélations de APA-Bangui (Centrafrique).

Un comité dirigé par la ministre d’Etat en charge du Développement rural, Marie Noelle Koyara, va tenir une réunion pour décider du lieu de l’événement, de la logistique et de la liste des invités.

Selon certaines sources proches de ce comité d’organisation, le Président Français François Hollande aurait annoncé sa présence à la cérémonie d’investiture.

Pour sa première sortie internationale, le nouveau chef de l’Etat centrafricain s’est rendu, mardi et mercredi, à Malabo en Guinée Equatoriale et à Ndjamena au Tchad.

Cliquer ici pour savoir qui est ce monsieur ou en core les cinq choses à retenir sur F. Touadera.


RCA et ses entreprises privées

Il est important, je pense de rappeler les vœux du peuple aux dirigeants même s’ils disposent déjà des leurs.

En Centrafrique comme ailleurs le taux de chômage ne cesse d’augmenter. Pour palier à cela, l’Etat demande aux jeunes diplômés et aux hommes d’affaire d’innover en créant leurs propres entreprises afin d’aider d’abord eux-même et ensuite leurs paires. Que doit-il  faire pour encourager ces entreprises à prospérer davantage? Voici donc les recommandations…

A l’endroit de l’Etat

– Faciliter et promouvoir la création de Centres de Gestion Agréés

– Promouvoir l’adéquation Formation professionnelle/Emploi

– Organiser une conférence de donateurs et/ou lancer un emprunt obligataire auprès de la bourse régionale pour financer un programme national de reconstruction ou les entreprises du secteur formel;

– Créer un fonds national d’investissements dédié aux PME/TPE avec des spécialités par secteur d’activité (Agriculture, forêts, mines et autres à analyser)

– Créer un fonds national de garantie;

– Simplifier les communications en matière de fiscalité;

– Proposer une gestion axée sur les résultats aux différentes banque de la place ou de la sous-région, à l’instar des entreprises, pour obtenir des solutions durables de financement;

– Valoriser l’innovation des PME/TPE notamment celles des jeunes sans
capital pour démarrer;

– Refinancer les opérateurs économiques existants notamment les TPE, Koli/Wali Gara et SS2I

– Abaisser ou supprimer les taxes à l’importation du matériel informatique pour les PME/TPE (2 à 3 ordinateurs)

– Garantir la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire national afin d’éviter pertes inutiles et coûteuses;

– Promouvoir une plus grande proximité entre institutions régionales et les entreprises par la création d’agences nationales

A l’endroit des établissements de crédit

– Baisser les taux directeurs des crédits pour les rendre compétitifs par rapport à ceux appliqués dans la sous-région (Exemple : 20% contre 15% au Cameroun);

– Stimuler l’épargne à moyen terme pour financer les entreprises;

– Evaluer les opportunités et risques des interventions en direction des entreprises

– Élaborer une politique de financement différenciée par typologie d’entreprises;

– Promouvoir d’autres types de garantie en complément des titres fonciers;

– Créer de nouvelles agences dans les provinces;

– Promouvoir les transferts d’argent par la téléphonie mobile pour réduire les frais financiers;

– Organiser à court terme des journées d’information et de sensibilisation sur les offres de services financiers (banques et établissement de micro – finance);

– Promouvoir les partenariats inter – entreprises pour faciliter la sous- traitance locale

– Proposer aux industriels du secteur forestier de mettre leurs résidus de bois précieux à la disposition des artisans pour réaliser des objets d’art.

Songez-y cher future Président!


Recommandations sur la Grappe de croissance Mines

Ce billet va dans le même sens que le dernier. Ici , il s’agit d’explorer des pistes visant à promouvoir les ressource minières de la RCA afin de renouer à un semblant de croissance.

Recherche, prospection et potentialité minière

L’Etat doit promouvoir le partenariat Public-Privé dans le domaine de la Prospection, la Recherche et le Développement des activités minières, en vue de :

– Equiper le laboratoire de recherche du Département des Mines et de
l’Université de Bangui (Laboratoire des Géosciences) ;

– Réaliser les travaux de recherches géologiques et minières, avec priorité à l’exploitation industrielle des substances minérales suivantes : l’or de Ndassima ; le diamant ; le calcaire de Bobassa ; les hydrocarbures du Nord et du Sud-Ouest; le fer

– Mettre en place une base de données minières ;

– Financer la Recherche (Recherche, prospection et potentialité minière)

– Assurer le financement et le recadrage des structures sous-tutelle ;

– Mettre en place un Conseil National de Recherches Géologiques et Minières regroupant l’Université de Bangui, le Ministère en charge des Mines et les sociétés minières.

Amélioration du climat de confiance

Que des mécanismes institutionnels de soutien et d’accompagnement des opérateurs économiques du secteur soient mis en place en vue de faciliter leurs accès aux crédits auprès des banques et les institutions financières. Ainsi, il faut :

– Rendre transparente la procédure de signature et de payement des bonus ;

– Élaborer un plan de formation des acteurs du secteur minier pour la connaissance des autres substances minérales ;

– Assurer la sécurisation en urgence des zones minières.

Bonne gouvernance

Que le Gouvernement encourage l’harmonisation du cadre institutionnel et juridique (code minier, code pétrolier, lois de finances,…) en vue de rendre attractif le secteur minier centrafricain aux investissements tant nationaux qu’internationaux. Aussi, il faut :

– Vulgariser les informations relatives aux mécanismes fiscaux des exportations ;

– Faire la relecture de la loi portant Code Minier (2009) ;

– Faire un bon usage du Fond de Développement Minier (FDM) ;

– Mettre en place d’une commission interministérielle pour la révision du Code d’Investissement accordant des exonérations sur les équipements d’exploitation minière des Coopératives et Association des artisans miniers ;

Créer une Banque de Développement minier.

Recommandations sur l’Amélioration du Climat des Affaires
A Court Terme
– Rendre opérationnel sans délai le Cadre Mixte de Concertation pour l’Amélioration des Affaires (CMCAA), afin qu’il puisse suivre les réformes portant notamment sur les indicateurs du Doing Business ;

– Proposer dans la Loi des finances pour 2016, une réduction des coûts et
frais de formalités pour la création d’une entreprise ;

– Diffuser et vulgariser les procédures et les coûts des formalités de création des entreprises;

– Rendre opérationnelles et/ou créer, par secteurs d’activités, les structures techniques de contrôle et d’attribution des autorisations administratives, pour le strict respect des normes ;

– Elaborer une charte Nationale des PME-PMI ;

– Promouvoir et autoriser la création d’un bureau de liaison de la Diaspora
en Centrafrique pour faciliter les investissements et autres projets ;

– Renforcer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire ;

– Encourager l’Etat à associer dans la mesure du possible le secteur privé à certaines de ses missions officielles pour faciliter les opportunités d’affaire.

– Publier et vulgariser les mesures incitatives à l’investissement ;

– Accélérer la création d’un Fonds national de Garantie et de Centres de
gestion agréés.

– Assouplir et simplifier la législation fiscalo-douanière applicable aux
PME ;

– Délocaliser le service d’identification fiscale auprès du Guichet Unique
de Formalité des entreprises ;

– Rendre effectif à court terme le remboursement des crédits de TVA par
l’Etat ;

– Rendre opérationnel le CAPMEA afin d’aider les PME – PMI et TPE dans la réalisation de leurs projets ;

– Favoriser la transparence dans les procédures de passation des marchés publics ;

– Réaffecter la Contribution au Développement Social (CDS) à sa destination première (Education et Santé) ;

– Prendre des mesures d’incitation fiscale en faveur des PME pour les trois premières années d’exercice de leurs activités en ce qui concerne l’IS, l’IFPP, l’IGU et la patente.
Organiser des actions de sensibilisation pour promouvoir le civisme fiscal ;

– Adopter le projet de révision de la Charte des investissements ;

– Adopter le projet de Code de Commerce ;

– Appliquer et Suivre les réformes de l’OHADA dans le domaine de l’exécution des contrats ;

– Revoir le calcul de la taxe professionnelle pour les entreprises inscrites aux taux réels ;

– Encourager les opérateurs du secteur informel à intégrer le secteur formel par des mesures incitatives et des modules de formation.

– Respect, par les services déconcentrés de l’Etat aux postes de contrôle
des missions qui leur sont assignées.

A Moyen Terme

– Créer une banque nationale d’investissement ;

– Promouvoir une synergie entre les grandes, les moyennes, les petites et les très petites entreprises ;

– Encourager la formation et la spécialisation des magistrats et juges chargés des affaires commerciales et foncières pour une bonne maîtrise des règles de procédures et une bonne administration de la justice ;

– Déconcentrer de manière progressive les structures d’accompagnement et d’appui au secteur privé dans les provinces ;

– Construire et réhabiliter les infrastructures de soutien à la croissance économique sur tout le territoire national ;

– Élaborer une stratégie nationale pour le partenariat Public-Privé ;

– Elaborer une fiscalité spécifique au secteur des transports afin de relancer cette activité ;

– Préconiser des mesures d’accompagnement en période de crise ;

– Créer un organe chargé de la promotion des Investissements ;

– Mettre en place une commission paritaire d’arbitrage entre l’administration fiscale et le contribuable ;

– Elaborer et publier le répertoire des entreprises en RCA ;

– Actualiser le guide de l’investisseur en Centrafrique ;

– Rendre accessible la base de données des projets d’investissements au
Ministère du Plan ;

– Procéder à la relecture de la réglementation en matière de libéralisation des prix ;

– Renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption ;

– Finaliser les documents des projets de renforcement des capacités des structures de tutelle et d’appui au secteur privé et mobiliser les ressources pour leur mise en oeuvre ;

– Mettre en place l’Agence Centrafricaine de Normalisation(ACN) et
l’Agence Nationale de Promotion des Exportations(ANPEX) ;

– Mettre en place un Conseil national d’Investissement en Centrafrique placé sous l’autorité du Chef de l’Etat ;

– Mobiliser les fonds pour indemniser les entreprises sinistrées pendant la crise ;

– Promouvoir la création d’entreprise en milieu jeune avec le soutien des
banques ;

– Favoriser la mise en place des institutions de transferts d’argent et
Micro finance à l’intérieur du pays ;

A Long Terme

– Créer une zone industrielle et de zones franches;

– Créer une société nationale d’investissement;

– Institutionnaliser la tenue annuelle du Forum sur la promotion du secteur privé en Centrafrique.


Centrafrique : recommandations sur la grappe de croissance agricole

Les centrafricains ne cessent de se vanter de la richesse du pays en termes de ressources naturelles notamment du sous-sol au détriment des autres secteurs. En générale, le sous-sol, pourtant non exploité à grande échelle, ne profite  qu’à une poignée de citoyens et aux étrangers en plus de nombreuses crises inutiles qui en découlent.  Alors pourquoi ne pas changer de cape ?
A mon humble avis, le régime qui se pointe à l’horizon devrait faire de l’agriculture l’un des points focaux susceptibles de booster l’économie de la RCA. Evidemment, on ne peut pas parler de l’agriculture sans penser à l’élevage et tout ce qui va avec. La priorité numéro 1 est , comme souhaite tout le monde, le rétablissement de la sécurité garante de la paix et la cohésion sociale. On en a assez parlé.
Lors du forum sur la promotion du secteur privé qui s’est tenu à Bangui dans la salle de conférence de l’Hôtel LEDGER PLAZA, du 9 au 13 Septembre 2015, un accens particulier a été mis sur l’agriculture. Je me suis amusé à récapituler quelques points cruciaux des recommandations dudit forum.

En Voici la toute première portant sur la « Grappe de croissance Agriculture ».

A Court Terme :
–    Accélérer la procédure d’adoption et de mise en place du code foncier agro-pastoral ;
Réaliser une étude de faisabilité sur la mise en location d’une partie des, terres agricoles ;
–    Rechercher des sources de financement  interne et  externe (table ronde des bailleurs de fonds), pour le développement de l’Agriculture ;
–    Promouvoir les produits agro-pastoraux de la RCA à l’extérieur ;
–    Encourager  et  protéger  la  production  et  les  marchés  locaux  dans  le respect des engagements internationaux ;
–    Restructurer les chambres consulaires (Agriculture et Commerce) ;
–    Réviser la convention relative à l’importation du gap du sucre.

A Moyen Terme
–    Créer une Banque de Développement Agricole ;
–    Promouvoir  les  fermes  agropastorales  et  agro  industrielles  sur  toute l’étendue du territoire ;
–    Réhabiliter les Centres de Recherches Agricoles.
–    Créer un Office National de sécurité alimentaire.

A Long Terme
–    Réhabiliter et réformer les structures de formation agricole ;
–    Promouvoir la mécanisation de l’Agriculture ;
–    Soutenir la création des fermes pédagogiques ;

Intervention et rôle de l’Etat dans l’agriculture en vue de la sécurité alimentaire

L’État est le « garant de la sécurité [1] » et donc du bien-être des citoyens. De ce fait, il va de soi qu’une gouvernance inappropriée aura un impact négatif sur le développement et la santé publique. Croissance démographique pauvreté, changements climatiques, pénurie d’eau, amoindrissement des ressources, sont autant d’éléments qui justifient l’intervention d’un organisme pour la sécurité
alimentaire. Pour cet organisme qu’est l’État, le point de mire est l’agriculture et comme l’a souligné Jacques Sternberg, la « faim justifie les moyens  ».

Dans son objectif de pouvoir satisfaire le plus grand monde, aussi bien quantitativement, qualitativement que culturellement, l’État devrait se doter de plusieurs armes. Les politiques agricoles couvrent de multiples aspects de l’agriculture : l’innocuité des aliments, la santé des animaux et des plantes, la protection des sols et de l’environnement, l’amélioration et la stabilisation des revenus, le financement, la formation et la main-d’œuvre, la recherche et le développement, la vulgarisation et le transfert technologique, le soutien aux organisations agricoles…

Quantitativement, il devrait opter pour l’industrialisation et l’intensification de l’agriculture, la libéralisation du commerce et des frontières et agit qualitativement via des législations ; vis-à-vis des deux, l’État devrait adopter des politiques et octroyer des subventions.

Songez-y cher futur Président!