Odilon Doundembi

Gaspard Baratuza persona non grata à Bangui

Le président tant désavoué Pierre Kuruzinza du Brundi continue d’exaspérer… Décidemment il n y a personne d’autre de plus compétante que son acolyte et griot le colonel Gaspard Baratuza, porte parole de l’armée burundaises.
Cet officier aujourd’hui accusé d’éxécutions extrajudiciaires à Bujumbura, était pressenti pour succéder à son compatriote Adolphe Maniraka en fin de mission au poste de porte-parole de la MINUSCA, la force de l’ONU déployé en RCA.
En sa qualité de porte-parole de l’armée burundaise, Gaspard Baratuza est notamment soupçonné d’avoir minimisé,
voire couvert, des éxécutions sommaires perpétrées entre la fin décembre 2014 et début janvier 2015 à Citiboke, au nord de Bujumbura, non loin des frontières rwandaises et congolaises.
« Le porte-parole a nié que des personnes aient été tuées après leur reddition », explique l’ONG Human Right Watch qui affirme avoir rencontré des témoins certifiant que plusieurs personnes avaient été exécutées.
Les Etats-Unis ont ouvert une enquête sur ces événements et suspendu leurs programmes de formation des forces burundaises en attendant le résultat…
Les activistes burundais ont crée le hastag #SendBaratuzaback  sur Twitter pour réclamer le renvoi du colonel au
Burundi  (qui serait en route de Bangui) et l’annulation de son affectation.

Parfait Onanga-Anyanga le tout nouveau représentant spécial de l’ONU en Centrafrique mène depuis son arrivée, une sorte d’opération mains propres, faisant de la lutte contre l’impunité son cheval de bataille, notamment en ce qui concerne les accusations de viols ou de maltraitances présumées, commises par des casques bleus.

En fin de compte la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza.


RCA: des criminels toujours en cavale

 

La République Centrafricaine ne cesse de briller dans l’impunité. Les criminels en puissance jouissent de liberté totale pendant que leurs victimes en sont privées. L’insécurité et le grand banditisme qui continuent de briller à Bangui font d’elle un véritable anxiogène.  Actes crapuleux, règlements de compte individuels ou communautaires, rapts, braquage, prise d’otage, etc.

Durant les récents évènements, les soldats de la MINUSCA et ceux de l’armée centrafricaine qui sont censés veiller sur la prison centrale de NGARANGBA, n’ont rien d’autres que de prendre la foudre d’escampette. C’est ainsi qu’un groupuscule d’antibalaka ont pu libérer plus de 500 détenus. Ces derniers se trouvent désormais éparpillés dans tout Bangui et ses environs. Cette évasion était prévisible car un jour plutôt, quand les armes crépitaient encore dans les 3e, 4e et 5e environnements de Bangui, il y avait une tentative de fuite. Les prisonniers auraient réussi à creuser un trou qui pourraient leur servie d’échappatoire. Ils auraient été trahis par un des leurs…

Beaucoup d’énergies avaient été dépensées dans la recherche et l’arrestation de ces prisonniers dont la plupart sont des criminels de guerre et des bandits de grand chemin. Cela anéantit considérablement le fonctionnement de la justice centrafricaine qui est en pleine restructuration.

Les conséquences de cette cavale sont entre autres :

  • La recrudescence du banditisme (vols à mains armées, braquage…) ;
  • Attaques multiples des convois ravitaillant la ville de Bangui via le Cameroun (Garoua-mboulaye) ;
  • Une psychose du côté des magistrats et des plaignants qui redoutent des règlements de compte. Vu que chacun des criminels va regagner son camps pour reprendre leurs ‘’boulots’’ ;
  • La population ne se sent pas une fois de plus en sécurité …

Il suffit d’un rien pour que tout s’écroule. Décidément, le centrafricain ne tire pas de leçon sur chaque évènement qui le secoue tant du côte des musulmans que du celui des chrétiens.

C’est vraiment difficile de sensibiliser ou de conscientiser une population à majorité analphabète. Parfois certains intellectuels se comporte en analphabètes…Tout cela est le fruit de l’échec des régimes antérieurs depuis l’ « indépendance » du pays. En RCA, on n’investit pratiquement pas dans l’éducation encore pire dans la création d’emploi pour ces démunis qui sont à la merci de toute sorte de manipulation.

Que les centrafricains ne se laissent pas emporter par l’esprit de haine, de vengeance et surtout par les démons du barbarisme. Qu’ils sachent qu’un pays ne se construit pas dans la violence.


Congo : « Municipalisation accélérée » et après ?

Initie en 2004 en vue de la modernisation des villes, le projet dénommé  » municipalisation accélérée » est un programme de construction d’infrastructures urbaines. Il consiste à faire bénéficier les villes du pays chaque année, de façon tournante, d’un important programme d’investissements permettant de doter les villes de l’intérieur des infrastructures urbaines de base nécessaires à leur développement socioéconomique.

Le président Denis Sassou-Nguesso part d’un constat qui paraît évident pour tout son peuple :  » depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui, nous avons connu un exode rural massif. Les villages se sont vidés. Les jeunes comme les adultes sont venus à Brazzaville et à Pointe-Noire. Mais, derrière la municipalisation accélérée il y a aussi notre volonté de faire que les populations de l’arrière-pays s’approprient elle aussi , la fête nationale… les gens n’ont plus de complexe à dire ou ils vivent… » Jusque-là je suis d’accord avec toutes ces affirmations.

Il suffit de faire un tour au Congo pour s’en apercevoir. Routes, voiries urbaines, , aéroport, ports fluviaux, édifices administratifs, logements publics, centrales électriques, ouvrages hydrauliques, marchés, gares routières, écoles, centres de santé, stades…les 11e jeux africains confirme en est la vitrine

… et après ?

Un proverbe africain très réputé chez les Bantou  dit ceci :  » qui dit merci en redemande « . Donc tout ce que je demande au Président Sassou, c’est de ne pas profiter de ces réalisations que toute l’Afrique ne cesse de saluer pour s’éterniser au pouvoir. Il y a une vie paisible après le pouvoir. L’Afrique pourrait bénéficier de son expérience en tant qu’ancien Chef d’Etat pour palier aux différents maux qui gangrènent ses pays. Il pourrait à cet effet, intervenir notamment dans la résolution de conflit comme médiateur, ou dans l’organisation des élections dans d’autres pays comme font les anciens présidents Pierre Buyuya du Burundi et Obassandjo du Nigeria.


Le camp des déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko en images

Les mots me manquent pour décrire les condition de vie des Centrafricains qui se retrouvent malgré eux dans des camps de fortune pour se mettre à l’abri des violences. Voici les images que j’ai prises pour vous, chers lecteurs au niveau du camp de déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko.

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Une petite vendeuse ambulante.
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Les  » boulevards » du site.
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Un avion garé à proximité du site des déplacés.
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Des toilettes hautement  »hygiéniques »
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Le marché du site…
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On y trouve tout.
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Ceux-là au moins ont le privilège d’avoir le courant.
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Un ancien parking d’avion transformé en  »dortoir »…
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De quoi se mettre sous la langue.
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Lieu d’approvisionnement en eau  »potable ».
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Les réservoirs d’eau.
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Les déplacés viennent s’approvisionner en eau.
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Une vue du site.
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RAS!
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Ciné vidéo.
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Tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent.
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Les pauvres innocents d’une guerre insensée.

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Issa Hayatou, président intérimaire de la Fifa

Issa Hayatou
Issa Hayatou

Le camerounais, président de la CAF depuis 1998, Issa Hayatou,  a été élevée à ses fonctions conformément à l’article 32, alinéa 6 des Statuts de la FIFA. Cet article prévoit que le vice-président le plus longtemps resté en fonction au sein du Comité Exécutif de la FIFA doit assurer le rôle de Président de la FIFA par intérim en cas d’indisponibilité du Président. C’est ainsi qu’il a été désigné au poste du président par intérim de la Fifa, en remplacement de Joseph Sepp Blatter suspendu par le comité d’éthique de cette organisation à la suite du scandale de corruption qui l’éclabousse.

«En ces circonstances exceptionnelles, je reprends aujourd’hui, jeudi 8 octobre 2015, le poste de Président de la FIFA conformément aux articles 30, al. 6 et 32, al. 6 des Statuts de la FIFA.  J’occuperai cette fonction uniquement à titre intérimaire», a déclaré le numéro un de la CAF, avant d’annoncer qu’il ne sera pas candidat aux prochaines élections.

«Le Congrès extraordinaire choisira le 26 février 2016 un nouveau Président et je ne serai moi-même pas candidat à cette élection».

 J’espère seulement qu’il ne va pas essayer de changer les règles du jeu à l’africaine c’est à dire modifier  »la constitution » pour se représenter à cause du beurre.