Odilon Doundembi

Centrafrique : grogne à Obo suite au kidnapping de deux jeunes par la LRA

Tout était parti du kidnapping de deux jeunes de la ville d’Obo (située à l’Est de la république centrafricaine), Remboz et Clément les commerçants qui rentraient de Mboki, une ville située à 75 km.
L’enlèvement de ces jeunes a été perpétré par les éléments de l’armée de la résistance du seigneur (LRA) de Joseph Koni, ce lundi 13 juin. Ils étaient à bord d’une moto.
Un chasseur du nom d’Albert qui a assisté au kidnapping en cachette a alerté la population. Informée de la situation et face au refus catégorique des soldats de l’armée Ougandaise, censés traqué leur compatriote Joseph Koni, la population de Obo notamment les jeunes ont pris l’initiative d’aller chercher leurs frères en brousses au péril de leur vie. Les soldats Ougandais ont une fois de plus refusé. Cela a suscité davantage, le mécontentement au de la population ainsi que les autorités locales.
Les jeunes ont érigé des barrières empêchant les Ougandais de sillonner la ville comme les touristes, pour signifier leur désolation. Les soldats Ougandais ont réprimé les manifestations à l’aide de tirs à balles réelles ayant occasionné la blessure de deux personnes.
Les sous-préfets d’Obo et de Bambouti accompagnés des maires de ces localités sont entrés en contact avec les officiers Ougandais. Un terrain d’entente a été trouvé pour convaincre les jeunes à laver le camps. Malheureusement ces soldats ont voulu agir par la force pour enlever ces barricades…
Le calme est déjà revenu après un bon moment de concertation entre les deux parties.


Songez à dire merci !

A l’ère des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, le monde des humains perdent de plus en plus les habitudes qui, pourtant « vielles » mais plaisent toujours à certaines personnes.

Quand avez-vous reçu un mot de remerciement pour la dernière fois ? Quand  en avez-vous écrit un pour la dernière fois ? Quand je dis cela, je voulais dire écrire noir sur blanc.

Je vous raconte une anecdote.  Un jour mon père a reçu une lettre émanant de l’un de ses petit- fils qui vivent à l’étranger dont voici le contenu : « bonjour papy, tu es le meilleur papy au mode. Papy, je t’aime beaucoup… ».

Le vieux était tellement content qu’il a montré la lettre ou en a parlé à tous les membres de la famille. Du coup, j’ai compris qu’en dépit de l’avancement des TIC, les lettres manuscrites sont d’une importance capitale.

Les messages de remerciement manuscrits sont une espèce en voie de disparition. Cela est dû à l’ascension de la cyber-communication. Pourtant, dire merci par écrit est une façon unique de manifester sa reconnaissance. Comment s’y prendre ? Voici quelques suggestions :

–           Pour la touche personnelle, écrivez votre message à la main ;

–           Adressez-vous au destinataire par son nom ;

–           Si on vous a fait un cadeau, rappelez ce que c’est, et dites comment vous comptez l’utiliser ;

–           Renouvelez vos remerciements dans vos paroles de conclusion.

Un mot de remerciement laisse une bonne impression. Alors la prochaine fois qu’on vous donne  l’hospitalité, qu’on vous fait une gentillesse ou qu’on vous offre un cadeau, montrez que pour vous cette attention n’est pas un dû.

Songez à dire merci !


La connaissance/reconnaissance de l’autre et la sollicitude

Parmi tout ce qui lie les Humains, la sympathie est le mode de connaissance de l’autre. Car la meilleure des communications, c’est la sympathie ou les consciences se communiquent. C’est une communication de personne à personne. Elle existe surtout entre, collègues,  amis, amants…

La reconnaissance d’autrui

La reconnaissance d’autrui fait de lui un sujet à part entière avec son histoire et sa spécificité. Mieux que la connaissance qui objective et place l’autre comme motif d’investigation, la reconnaissance accepte et valorise l’autre. Il faut accepter les différences et même apprécier les différences ethniques, religieuses, régionales,…

Le principe de la sollicitude (souci, soin inquiet, soin affectueux que l’on a pour quelqu’un, ensemble des égards, des soins attentifs, dont on l’entoure.)

La sollicitude est le désir de la vie bonne pour soi et pour autrui qui s’ajoute au besoin d’amis. Elle ajoute la dimension de valeur aux relations qui fait que chaque personne est irremplaçable dans notre affection et dans notre estime, d’après Paul Ricœur. Je ne puis m’estimer moi-même sans estimer autrui comme moi-même.

Cependant, je ne puis éprouver des sentiments de sympathie envers les bandits (rebelles, Terroristes…)…Bien sûr que non, car la sympathie est aussi l’attitude favorable, le sentiment de bienveillance envers quelqu’un ou quelque chose.

A chacun de juger!


La solitude à l’ère des Technologies de l’Information et de la Communication  

Il n’y a que Dieu qui, étant riche de sa propre essence, jouisse d’une solitude bienheureuse ! (pour ceux qui croient en lui).

Appels téléphoniques, textos, e-mails, réseaux en ligne, chat…  jamais les modes de communication n’ont été aussi accessibles qu’aujourd’hui. Pourtant, beaucoup de personnes, les jeunes comme les plus âgés, se sentent très seules. Pourquoi cela ?

Dans le livre intitulé « la solitude-nature humaine et besoin de contacts sociaux », les chercheurs John CACIOPPO et William PATRICK examinent en détails la question de la solitude. Ils mentionnent une étude selon laquelle « l’utilisation accrue d’Internet peut accentuer l’isolement social et la dépression lorsqu’elle se substitue à des formes de contacts humains plus tangibles ».

Le rythme trépidant qu’impose la société moderne est peu propice aux relations chaleureuses. Un téléphone ou un écran d’ordinateur ne transmet pas un sourire, ni l’affection d’un regard. Ces réalités se vérifient dans le cadre professionnel mais aussi et plus encore dans le cadre familial. Dans bien des foyers, on ne partage plus ensemble le repas familial, on ne discute plus, les moments passés ensemble sont de plus en plus rares. Les adolescents ont leur ordinateur et vivent pour ainsi dire coupés du reste de la famille. Malgré tous leurs instruments de communication, beaucoup de jeunes souffrent de solitude.

De nos jours, la solitude peut même mettre en péril les liens du mariage (les intéressés s’en souviennent…). Le manque de communication entre conjoints engendre en effet une situation où chacun suit une route qui croise rarement celle de l’autre. Se sentir seul aux côtés d’un conjoint est une des formes de solitude des plus pénibles. Personne ne peut le nier même si chacun a sa propore histoire. Le parent qui élève seul ses enfants risque lui aussi particulièrement d’être en proie à la solitude. Les modes de communication modernes, bien que n’étant pas les seuls fautifs, s’interposent souvent entre lui et ses enfants, ce qui accentue la sensation d’isolement. Par ailleurs, bon nombres de célibataires qui aspirent à trouver l’âme sœur et n’y parviennent pas, souffrent d’un vide affectif.

La solitude est devenue un mal de société, qui peut mener à l’alcoolisme, aux excès alimentaires, à la toxicomanie, aux relations sexuelles sans lendemain et même au suicide.


Le civisme, le patriotisme et le nationalisme à la centrafricaine

Un peuple doit être dévoué et attaché à son Etat, tels qu’il assume ses devoirs avant de réclamer ses droits. Le civisme est donc un sentiment qui pousse le citoyen à obéir aux lois de l’Etat, à payer ses impôts, à respecter les biens de l’Etat, à s’acquitter de toutes ses obligations à l’égard de l’Etat (service national : soutenir les initiatives gouvernementales par exemple) et même à participer à la vie de la cité.
En Centrafrique, lorsqu’un bébé est né, les parents ne songent pas vite à l’établissement de son acte de naissance. La plupart attendent que l’enfant ait l’âge scolaire, pour le faire car ceci est obligatoire pour l’inscription de l’enfant. Ce phénomène est très fréquent dans des régions du pays.
Un cousin est venu du village pour des raisons d’étude à Bangui. Il n’y a pas de document justifiant sa naissance. Il vit sans exister. Par conséquent il faut lui délivrer un acte de naissance en bonne et due forme. Le plus gros problème, est que personne ne sait exactement quand il né. Par conséquent il faut lui attribuer un âge fictif comme cela était le cas à l’époque de nos grands-parents.
Pisser en public est devenu un phénomène en vogue, parmi tant d’autres. Même ceux qui sont censés être exemplaires le font. Si les enseignants le font, que ferraient les élèvent et les étudiants). Ils ont un « solide » argument de défense qui : « il n y a pas de toilette publiques… ».
Le civisme, le patriotisme et le nationalisme forment un trio interdépendant.
Le patriotisme est évidemment, l’amour de la patrie. C’est à dire la volonté de se dévouer et au besoin, de se sacrifier pour défendre la patrie en particulier contre les attaques externes…Le nationalisme quant à lui, permet de défendre les intérêts d’un pays. S’il est fondé sur la prise de conscience réelle à un moment précis de l’histoire par une communauté de former une nation, il permet d’arriver à la vraie indépendance du pays.
Cependant, le nationalisme n’est pas du tout synonyme de xénophobie, c’est à dire de l’hostilité à l’égard de tout ce qui est étranger. Pour une meilleure gestion des relations humaines, il faut accepter la différence des autres.
L’internationalisme n’est pas aussi à négliger car il préconise les ententes internationale par-delà les divers intérêts nationaux, particulièrement la communauté internationale (Union Africaine, Union Européenne, Organisation des Nations Unies…).
Respecter ces principes, c’est se respecter, connaitre ses droits et devoirs de citoyen afin de contribuer au développement de son pays.