Odilon Doundembi

Les coulisses du baccalauréat en Centrafrique

Après plusieurs jours d’hésitation, j’ai finalement pris le courage d’écrire ce billet qui parle du déroulement tant bien que mal de l’examen du baccalauréat en Centrafrique précisément à Bangui la capitale (pour ceux qui ne le savent pas encore).

 Voici le récit d’un élève avec qui j’ai échangé juste à la fin de l’examen  dont je tairais le nom.

« C’était le 16 Septembre dernier au petit matin que je me suis rendu au Lycée Marie Jeanne Carron pour composer le bac. J’étais tout stressé, car ce diplôme compte beaucoup pour moi, il permet de m’ouvrir la porte d’entrer à l’université en cas de succès.

Tout a commencé vers 8h30 quand les surveillants nous ont distribué les sujets de philosophie. Quelques minutes plus tard, l’un des plus anciens de nous (candidats) en termes d’âge, s’est levé gaillardement pour aller échanger avec les surveillants qui nous lançaient des regards mélancoliques au début de l’épreuve. Bizarrement, à la suite de cette conversation avec les profs, il s’est retourné vers nous en disant : CHAPEAU. Etant novice en la matière, je me suis tourné à mon tour vers ma voisine pour lui demander la signification de « chapeau ». La fille un peu surprise me fait comprendre qu’il fallait contribuer pour les profs afin d’avoir l’autorisation de tricher en toute quiétude.

Le coup d’envoi de la triche est lancé selon ses termes émanant des instigateurs « surveillants » : « vous êtes libres, prenez le nécessaire, on va surveiller les membres du jury». Ils devaient nous surveiller, mais pas les membres du jury qui sont leurs chefs hiérarchiques. Les élèves font de vas et vient sans se gêner. comme si on était dans un marché.

Certains élèves en ont profité pour se servir de leurs téléphones High Tech pour bien tricher en surfant soit en envoyant les sujets à leurs proches afin qu’ils leur soient traités et renvoyés. Et pourtant, les sujets étaient très abordables dans l’ensemble.

La ministre de l’éducation s’est déplacé en personne pour faire le tour des centres d’examen. Malgré son effort d’assurer le bon fonctionnement du bac, elle a pu confisquer des téléphones haut de gamme à la suite d’une incursion dans un centre. Et ce, en présence de ces surveillants malintentionnés, corrompus et dépourvus de toute pédagogie qui ne méritent rien d’autre qu’une sanction de dernière rigueur (s’ils avaient étés dénoncés).

Tout porte à croire que les sujets du bac de cette année n’étaient pas si difficiles comme c’était il y’a trois ans par exemple. Cela peut s’expliquer par les conditions dans lesquelles les élèves avaient étudié (cours à dents de scie, manque ou longue absence des profs…).

 

Ce qui m’intrigue dans ce témoignage est le fait que beaucoup d’élèves encouragés par des soient disant professeurs, ne prennent pas du tout leur avenir au sérieux. Ils n’ont pas jugé mieux de bien étudier avant d’affronter le bac. Ils ne savent tout de même pas que la crédibilté des diplômes découle entre autres du bon déroulement des épreuves…Honte à eux car ils déshonorent leurs parents, établissement et même toute la nation.

Le bac de cette année est en phase de correction. J’interpelle donc, les autorités de transition, plus particulière le ministère de l’éducation nationale à rectifier cette bavure ignobles en durcissant le ton pour ne pas discréditer ce diplôme en Centrafrique…


Amour à l’africaine

Lors d’un séminaire pour les femmes dont le thème s’intitule « comment vivre l’amour avec son mari », on demanda aux femmes combien d’entre elles aiment leur mari. Evidemment, toutes levèrent la main. La seconde question était « à quand remonte la dernière fois que vous avez dit « je t’aime »à votre mari ? Certaines dirent aujourd’hui, d’autres hier, d’autres ne se souvenaient plus (ça a tellement duré …). Le modérateur leur demanda alors de prendre leur téléphone et d’envoyer un SMS à leur mari respectif en disant « je t’aime mon amour »…  chose faite. On leur dit ensuite d’échanger de téléphones pour que chacune lise la réponse de l’autre. Que du bonheur l’africaine!

En voici quelques réponses ;

  1. C’est qui ?
  2. J’hallucine !
  3. Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
  4. Hum ! tu es sûre que tout va bien ? tu n’es pas malade ?
  5. Et ? As-tu encore fait quelque chose ?
  6.  ????!?
  7. Depuis quand ?
  8. Je t’ai dit d’arrêter de boire, n’est-ce pas ?
  9. Dis-moi juste ce dont tu as besoin. Combien ?
  10. Si tu ne me dis pas à qui est destiné ce message, je te jure que je vais te tuer aujourd’hui.

Je pense qu’un peu d’humour suffit pour vous souhaiter un très bon week-end.

Au suivant!


Y en a marre des taxi-motos de Bangui

images Moto-taxi
images Moto-taxi

Les horreurs dignes des films hollywoodiens difficiles à supporter tels que personnes édentées, ayant des bras cassés, fracture de jambes, traumatisme crânien…sont les bavures au quotidien des passagers et des conducteurs des moto-taxis. A cela s’ajoutent, une vitesse excessive, des spectacles ridicules sur les voix publiques ainsi que des arrêts intempestifs… Ces motocyclistes provoquent la panique à leur passage dans tous les coins de Bangui. Oui,  je dis tous les coins car ces gens sont partout même en ce qui  reste du centre ville de la capitale (Bangui la roquette coquette ).

La semaine passée, un véhicule des forces de sécurité nationale a heurté une moto faisant trois victimes. Il y’avait quatre personnes sur la moto, à savoir le conducteur, sorti indemne et les trois autres  qui étaient des clients ayant perdu la vie dans le drame.

Cela m’intrigue éperdument. Mais comment peut-on accepter sans être pris en otage de monter sur une moto qui prend 3, 4 ou 5 personnes et roulant à tombeau ouvert ? il faut être un retardé pour accepter ce genre de situation.

Certains me diront qu’un sérieux problème de transport se pose en RCA…vu que les centros ont toujours des arguments de défense après avoir commis des bêtises. Oui, tout le monde (sauf les autorités du pays qui font semblant de ne rien savoir) en est conscient, mais cela n’est pas une raison de se « suicider ». Excusez-moi du terme, mais je le considère comme tel.

Même les pirogues ne lâchent pas l’affaire

On se croirait en partance de l’enclave de l’ampeluza quand on parle du naufrage d’une pirogue contenant une centaine de personnes. Détrompez-vous cars il s’agit du nombre de passagers dont plus de 80 ont péril dans un naufrage le 11 Septembre dernier sur le fleuve M’Poko situé dans la préfecture de Bimbo en Centrafrique. Une vingtaine de personnes seulement ont été retrouvés…Les piroguiers sont les premiers à prendre la foudre d’escampette quand les choses virent au noir. La plupart sont des sorciers capables de se métamorphoser pour s’éclipser dans la nature. Ceux qui ne le sont pas, sont souvent de nageurs aguerris qui plongent et partent à la Michael Phelps bien avant les autres…Les piroguiers sortent e plus souvent indemne.

Que les autorités de transition prennent leur responsabilité au lieu d’attendre à ce que le pire arrive pour réagir en appelant la population à la prudence sans pour autant mettre à sa disposition des moyens de transport adéquats ainsi que des infrastructures de qualité.

Qu’elles se mettent résolument au travail au lieu de continuer à trottiner en attendant que la sécurité revienne afin de bien avancer… Nul n’est sans ignorer que la sécurité totale est très loin de revenir en RCA malgré  le déploiement de ces forces onusiennes.


Humour à l’africaine 2: une visite pas comme les autres

Un peu d’humour vous fera toujours du bien pour le week-end.

Un homme rend visite à un riche.

La femme de ménage l’approche et dit :

« Que désirez–vous boire ? Jus de fruits , Soda , Thé, Chocolat, cappuccino, Café ou frapuccino. »

–  « Thé sil vous plait. »

–  » Thé de Ceylan, thé indien, infusions ,thé de brousse , thé au miel, thé glacé ou thé vert ? »

–  « Thé de Ceylan sil vous plait. »

–  « Comment le voulez vous sil vous plait ?Noir ou blanc ? »

 

–  « Blanc. »

–  « Au lait ou la crème fraiche ? »

–  « Au lait . »

–  » Le lait du chèvre ou de lait  vache ? »

–  « Avec lait de vache s’il vous plait . »

–  « Vache de l’Europe ou vache d’Afrique ? »

–  « Hum je pense que je vais prendre vache d’Afrique. »

Oui, la vache d’Afrique est et reste originale…

–  « Voulez-vous avec des édulcorants , du sucre ou miel. »

–  « Avec sucre. »

–  « Sucre betterave ou de canne a sucre. »

–  « canne a sucre . »

–  « Du sucre blanc ou jaune. »

–  « Oyé ! Oublions le thé. Donnez-moi juste un verre d’eau. »

« Je meurs déjà de soif. »

–  « Léau minérale,  l’eau du robinet ou distillée ? »

–  « L’eau minérale . »

–  « Aromatisée ou non aromatisée . »

–  « Oh ! je pense que je vais mourir de soif. Quels sont ses Wahala . »

Certains  Hommes riches ont parfois des stratégies propres à eux, plus ou moins polies pour vous dire de déguerpir… surtout quand vous osez perturber leur quietude.

 


Humour à l’africaine

Un peu d’humour nous permet de bien commencer le week-end.

C’est l’histoire d’un jeune garçon et d’un pharmacien.

Le jeune garçon entre dans une pharmacie et dit :

 – « Bonjour, pouvez-vous me donner un préservatif ? Ma copine m’a invité à dîner ce soir et je crois qu’elle attend quelque chose de moi. » Le pharmacien lui donne le préservatif. Alors qu’il sortait, le garçon se retourne et dit :

-« Donnez-moi encore un autre préservatif parce que la sœur de ma copine est très mignonne, et elle croise toujours les jambes de manière provocante quand elle me voit. Je crois qu’elle attend aussi quelque chose de moi. »

Le pharmacien lui donne une deuxième boîte. Tout près de la porte, le garçon revient sur ses pas et dit de nouveau :

–  « Tout compte fait, j’en veux encore un autre parce que la mère de ma copine a de beaux restes et quand elle me voit elle fait toujours des allusions… et comme elle m’a invité à dîner, je crois qu’elle attend quelque chose de moi aussi. »

Un peu plus tard, l’adolescent se rend à son rendez-vous muni de son précieux paquet. Au moment de passer à table, il s’assoit. Sa copine se met à sa gauche, la sœur à sa droite et la mère en face de lui .

Quand le père arrive, le garçon baisse la tête et se met à prier :

–  » Seigneur, bénis ce dîner. Merci pour ce que tu nous donnes, etc. »

Après une minute, le garçon prie encore :

–  « Merci seigneur pour ta bonté, insuffle l’esprit de pardon dans les cœurs et ne permet pas la violence entre tes enfants… »

Après 5  minutes, la tête toujours baissée, le garçon prie encore. Ils se regardent, tous, très surpris. Et la copine plus encore que les autres.

Elle se rapproche du garçon et lui dit dans l’oreille : « Je ne savais pas que tu étais aussi croyant. »

Le garçon répond : « Je ne savais pas que ton père était pharmacien. »

A vous de deviner la suite de l’histoire.