Odilon Doundembi

Mieux vaut prendre ses responsabilités

 

Dans le biais précédent, j’avais abordé le comportement des gens qui se croient plus « Victimes » que les autres. Aujourd’hui nous allons parler des caractéristiques de personnes responsables ayant été victimes d’une crise ou d’un autre événement que ce soit. Il s’agit là, des gens qui ont envie de prendre leur destin en main pour mieux avancer…

–         La personne raconte tout ce qu’elle a appris de cette épreuve. Elle partage son expérience aux autres.

–         Elle assume les erreurs qu’elle a pu commettre (en se posant des questions du genre: quelle ma part de responsabilité dans ce qu’il s’est passé?).

–         Elle a recherché des solutions.

–         Elle met en lumière les côtés positifs de la situation et souligne que cela aurait pu être pire et que, par chance, cela ne l’a pas été (elle n’est pas mort ou n’a pas perdu un être cher…).

–         Elle raconte les faits en réfléchissant aux informations dont elle disposait qui lui auraient permis de prévoir ce qui s’est passé et dont elle n’a pas tenu compte, parce qu’elle a pensé « qu’avec elle, ce serait différent ».

–         Elle évite au maximum que cet épisode n’affecte le reste de son existence.

–         En racontant son histoire, elle cherche des alternatives et des conseils pour aller au-delà.

–         Elle se sent fière d’avoir géré son problème de cette façon et de tout ce que cela lui a appris.

Et voilà!


Il faut savoir pardonner

On ne peut pas avoir la paix dans un pays sans que l’esprit de pardon y prévale. En d’autres termes, le pardon est un pas considérable vers la paix. Je lance ce vibrant message à mes chers compatriotes centrafricains et tous ceux qui vivent dans des pays en crise ou qui souhaitent retrouver leurs forces intérieurs autrement la paix du cœur.

Très chers compatriotes, votre vie est pleine d’activités mobilisant la force physique ou morale combats et d’efforts. Sachez bien que chaque jour, même si vous ne vous en rendez pas compte, vous vous rapprochez de vos objectifs. Mais attention! Vous pouvez avoir un ennemi capable de détruire sans pitié tout ce que vous avez construit avec tant de sacrifice. Je veux parler du ressentiment. Le ressentiment, c’est comme boire soi-même un poison pour essayer d’empoisonner l’autre.

Au moment où la douleur la plus vive s’estompe, la rancœur s’installe. Elle s’envenime, comme une plaie ouverte qui ne veut pas guérir.

Le ressentiment est un monstre. Il peut avoir les proportions que vous lui donnez: vous pouvez l’alimenter de vos pensées et de votre auto-compassion. Plus il se développe, plus votre vie en est affectée.

On dit souvent que celui qui ne pardonne pas s’isole de plus en plus, sa rancœur l’empêche de goûter pleinement les fruits de la vie. Avec la rancœur, tout devient négatif, comme embrumé par le tourment de l’amertume.

Tout ce qu’obtient celui qui se venge, c’est de fixer à jamais sa douleur dans son subconscient.

La meilleure vengeance, c’est de « laisser tomber », de poursuivre sa route, de se débarrasser du poids de la rancune et de continuer à se construire au lieu de se laisser détruire. Oui, cela est possible!

Le pardon est un cadeau que vous vous faites à vous-même pour cette nouvelle année.

C’est un cadeau de paix, de cohésion sociale et un soulagement. C’est la décision de regarder la lumière au lieu de l’obscurité, de vous diriger vers cette lumière, vers le meilleur de vous et de votre vie.

Libérez-vous, soulagez-vous du poids, pardonnez. Car pardonner, c’est « libérer votre mémoire afin d’y introduire des données nouvelles ».

Votre vie vaut beaucoup plus que la rancœur et le ressentiment.

Vive la paix, vive la réconciliation!


RCA : mon ras-le-bol contre les « Victimes indéfectibles » de la crise

A la suite des derniers événements qui ont émaillé la RCA, la population reste déprimée à tel point que la plupart des déplacés ne veulent pas regagner leurs secteurs respectifs et d’autres s’en plaignent même au quotidien comme ci cela ne pourrait jamais finir.

Parmi ces gens, on trouve ceux qui ont réellement tout perdu ou presque et ceux qui ont pratiquement rien mais qu’ont fuit leurs maisons afin d’échapper au massacre sous le règne du régime Séléka. Force est de constater que ces derniers ne songent pas à rentrer chez eux parce qu’ils continuent de recevoir des dons matériels, alimentaires et parfois financier auprès des ONG internationales.

Ces personnes déplacées se croient plus victime que les autres… nul n’est sans ignorer que cette a touché les centrafricains de toutes les couches sans exception d’une manière ou d’une autre. Excusez-moi car je suis un peu dépassé. Il est bien vrai que beaucoup de gens ont perdu des proches, maisons, biens matériels, etc. Mais cela n’est pas une raison de se lamenter tout le temps. Il serait plutôt judicieux pour ces gens, de s’efforcer même si cela parait difficile, de tourner la page pour pouvoir mieux avancer tout en restant responsable.

Je vous présente en quelques termes les caractéristiques de ces Victimes :

–         La personne raconte tout ce qu’elle a « perdu ».

–         Ce qu’elle met le plus en relief, c’est la « méchanceté » des autres.

–         Elle cherche des coupables de jours en jours (elle ne l’est jamais).

–         Elle souligne et exagère combien ce qu’elle a vécu fut « pitoyable’, « terrible », « effroyable ».

–         Elle raconte son histoire, comme si elle lui était arrivée totalement par surprise. Comme si elle n’avait disposé d’aucun élément d’information préalable qui lui indiquait que quelque chose pouvait arriver.

–         Elle laisse les circonstances dont elle a souffert contaminer le reste de son existence, pour « démontrer » à quel point ce qu’elle a traversé fut terrible. Elle utilise cela afin d’obtenir de la « compréhension » sur les mauvais résultats obtenus par ailleurs.

–         Quand elle se raconte, elle cherche à obtenir de la compassion, du soutien ou de l’attention.

–         Elle insiste sur tous les efforts qu’elle a faits pour « supporter » la situation.

–         Elle se convainc de la véracité de sa propre histoire et de ce qu’il « n’y avait pas d’autres issues possibles ».


Boko Aram : une hypocrisie qui ne dit pas son nom

On continue de faire face comme toujours, aux mensonges du gouvernement Good Luck qui ne rassure guère et à la criminalité grandissante de Boko Aram qui désespère les populations aussi bien nigérians qu’avoisinantes. A mon avis, la lutte contre ces djihadistes est basée sur une hypocrisie pure et simple ne dit pas son nom  lorsqu’on nous parle de :

–     L’Accord de cessez-le feu entre le deux parties : une erreur d’appréciation de la part du gouvernement.

–         La libération prochaine (mais qui traine encore et encore) ; localisation des filles enlevées ;

–         Les filles seraient converties volontairement à l’islam et ont été contraintes de se marier aux combattants de la secte …

–         Avancée facile et prise de villes dans le Nord du Nigeria ainsi que ses villes frontalières ;

–      La  fuite de l’armée nigériane (souvent qualifiées « de retrait stratégique ») vers les pays voisins : cela me rappelle la déroute des forces armées Maliennes face aux djihadistes, la débandade des soldats centrafricains face aux anciens rebelles Séléka…Les populations ont peur car il n y a personne pour les protéger lorsque les islamistes prennent une ville.  Elles sont également obligées soit de prendre la foudre d’escampette pour trouver refuge ailleurs soit de se soumettre à la barbarie de ces écervelés. Franchement le « grand Nigeria  » fait une fois de plus, la honte à l’Afrique avec l’incapacité notoire de son armée.

Pendant ce temps le président et candidat à sa propre succession ne songe à autre chose que sa réélection. Même s’il a réussi à booster l’économie du pays, il n’a pas pu bien rassurer les populations du Nord de son pays dans la lutte contre le terroriste. J’espère qu’il va aller battre campagne dans la région du nord…

La CEDEAO doit conjuguer des efforts en commun accord avec le gouvernement nigérian pour mettre ce groupe extrémiste hors état de nuire. BOKO ARAM est déterminé à envahir tout le pays et ce, par tous les moyens pour y instaurer la charia si rien n’est fait pour les exterminer du moment où il est affilié au groupe terroriste « Etat islamique ».

Hypocrisie internationale à grande échelle

Certains officiers de l’armée nigériane sont complices de Boko Aram selon les USA qui refusent de livrer les armes au gouvernement nigérian. Ils préfèrent attendre que le pays soit envahi pour venir larguer les armes et bombarder sans penser aux dommages collatéraux comme c’était le cas en Irak et en Syrie avec le groupe terroriste  «Organisation de l’Etat Islamique ».

En tout cas il serait mieux de changer de partenaire. Je pense que certains pays comme la Russie et la Chine pourront vendre l’arsenal de guerre au gouvernement nigérien avec plaisir si ce dernier en exprime le besoin.


Mes vœux du nouvel an

Que cette année soit une année pour tous les centrafricains, une année de bénédiction, de réconciliation, de paix, du bonheur, de prospérité et de longévité pour qu’il n’y ait plus de cri, de larme ni de douleur.

Ma prière est que la paix revienne en Afrique en général plus particulièrement en Centrafrique, au Nigeria, au Mali, au Sud-Soudan, en République Démocratique du Congo et à Libye;

Que la paix reviennent dans le monde pour qu’enfin Palestiniens et Israéliens s’entendent; Je souhaite la Paix en Syrie, en Irak et entre tous les peuples du monde entier.

Recevez mes vœux les meilleurs de l’an 2015!