CAN 2015
Durant les deux dernières années, la population centrafricaine n’a pas pu jouir comme il se devait, des fêtes de fin d’année à cause de la situation sécuritaire du pays.
Malgré tout ce que les enfants ont vécu ces derniers temps en Centrafrique, nombreux sont les parents qui continuent de plonger leurs enfants dans des situations psychologiques alarmantes.
Chez nous, la plupart de parents ne demandent pas à leurs enfants quels cadeaux ils veulent avoir pour Noël. Vu que les armes en jouets sont les moins chères sur le marché de Noël, ils préfèrent en acheter afin de réduire les dépenses en faisant fi des conséquences qui en découlent.
J’accuse ces parents inconscients qui sont en train de former des rebelles en devenir… Cela est un danger non seulement pour eux, mais aussi pour la nation centrafricaine. Les enfants ont droit à une éducation saine et non à l’apprentissage de la violence.
Voici les images que j’ai prises dans un quartier périphérique de Bangui qui en disent davantage:
Le 28 janvier de chaque année, c’est la date de mon anniversaire. J’aimerais m’amuser comme font les autres surtout les jeunes de ma génération, mais je préfère juste manger un plat local en famille et consacrer le reste du temps à la réflexion.
Certains vont me demander pourquoi cela? Ben, c’est juste parce que je m’approche de la trentaine et je me rends compte que mon avenir, et celui de mon pays la République centrafricaine restent encore incertains.
Les projets entrepris ne marchent pas comme je le souhaitais, certains ne verront même pas le jour d’ici peu. Je vis actuellement dans un pays où pendant que les gens sont à la recherche de la paix, de cohésion sociale, etc., les groupes de bandits armés continuent de polluer l’atmosphère avec des séries d’actes crapuleux qualifiés de crimes contre l’humanité par les autorités locales du pays. Cela se traduit par des prises d’otages à répétition, braquages à main armée, tortures et tout ce qui va avec.
Quant à l’éducation, n’en parlons pas. Les cours continuent au titre de l’année académique 2013-2014 dans certains départements et facultés de l’Université de Bangui pendant que nous sommes en 2015 . Je suis enseignant vacataire à l’Université de Bangui : certains professeurs sont en voyage, les sales de classes sont délabrées et dépourvues de tout…
J’allais même oublier qu’aujourd’hui est mon anniversaire. Je vais donc revenir très prochainement avec un article spécialement dédié au système éducatif centrafricain.
Je vous remercie par anticipation!
Certaines personnes, lorsqu’elles n’ont pas d’objectifs clairs, ont tendance à se minimiser en ayant toujours des préjugés tout en répondant par Oui à presque toutes les propositions qui lui sont offertes sans pour autant les analyser. C’est le constat que j’ai fait après avoir discuté avec quelques jeunes de mon quartier.
Ces jeunes, lorsqu’ils n’ont pas d’objectifs,
– Ont l’impression que dans leur vie « il ne se passe rien d’intéressant ». S’ennuient facilement et se sentent démotivés.
– Attendent qu’une occasion se présente ou que les autres leur disent ce qu’ils vont faire d’eux.
– Acceptent n’importe quelle proposition qui paraît attrayante dans l’immédiat à leurs yeux.
– Se sentent angoissés et confus devant plusieurs alternatives intéressantes, car leurs priorités ne sont pas claires.
– Ont une faible énergie et créativité parce qu’ils font juste ce qu’il faut pour « rester en veilleuse », c’est à dire survivre.
– Sont peu disposés à prendre des risques car ils ne se croient pas capable de créer leur propre avenir.
– S’occupent surtout de conserver ce qu’ils ont déjà…La plupart n’ont pas d’esprit de créativité.
Sachez que « Vos objectifs sont l’expression de vos désirs, et non la prolongation de vos possibilités actuelles » selon CARLOS DEVIS.
Ne baissez donc jamais les bras en ayant confiance en vos capacités. Mieux vaut oser que de ne rien faire pour ensuite le regretter.