Odilon Doundembi

Un régard sur lagouvernance en Centrafrique

Lors des consultations à la base qui ont précédées le forum de Bangui, plusieurs insuffisances en rapport avec la gouvernance ont été relevés notamment un manque de confiance dans les hommes politique et les institutions, la gabegie, le népotisme, la corruption et la tribalisme qui ont caractérisé tous les régimes politiques successifs ainsi qu’un manque de visibilité dans les actions entreprises par des responsables politiques est un trop grande  dépendance vis-à-vis des pays étrangers.

Les populations ont le sentiment d’être abandonnées par l’Etat et ses représentants. Il ressort également un écart profond entre les populations, la classe politique et les fonctionnaires. Ce vide laisse la place à l’émergence des «opportunistes », « d’hommes de main » qui utilisent leurs réseaux pour réaliser des profits personnels au détriment de la population. Les forces de défense et de sécurité sont considérées comme étant à la solde d’une élite au détriment des populations.

LES RECOMMANDATIONS

A partir de ce qui précède, la sous-commission  verse aux réflexions du forum National de Bangui et propose à la Commission préparatoire de soutenir les points de recommandations ci-après :

  • L’organisation du référendum constitutionnel et les élections de sortie de crise par les institutions de transition ;
  • La situation urgente des conditions politiques, techniques, financières et sécuritaires pour la tenue du référendum constitutionnel et des élections crédibles et apaisées ; y compris la traduction en acte concrets de la volonté politique d’aller aux élections. Le consensus entre les pouvoirs publiques, les partis politiques, la société civile pour la mise en œuvre de l’ajustement de certaines dispositions du code électoral, le renforcement de la collaboration entre les instituions parties prenantes au processus électoral, la mise à disposition de ressources financières nécessaires des organes de gestion et institutions impliquées dans la gouvernance électorale, le renforcement de ma sécurité des personnes et des biens, la sécurisation des candidats à la présidentielle ;
  • L’élaboration d’une nouvelle liste électorale fiable, inclusive et exhaustive qui pourrait servir de base à la pérennisation de la liste électorale ;
  • L’organisation des élections de transitions sous l’empire de la charte constitutionnelle de transition, la synchronisation de charte constitutionnelle de transition avec la nouvelle Constitution une fois celle-ci adoptée par référendum, le respect des inégalités aux élections de sortie de crise prescrites par la Charte constitutionnelle de transition ;
  • L’organisation des opérations électorales sur toute l’étendue du territoire national ;
  • L’interdiction de l’utilisation des moyens de l’Etat par les candidats ;
  • L’adoption et la signature de code de bonne conduite pour les élections par les partis et groupements politiques, les candidats, la presse et l’adhésion de l’ensemble des protagonistes aux standards d’élections équitables, crédibles et sans violence ainsi que l’engagement à régler les contestations par les voies légales ;
  • L’initiative de réflexion prospectives sur les élections locales, l’appropriation de nationale des processus électoraux, la planification et la budgétisation efficientes des cycles électoraux, le financement sur le budget de l’Etat des élections, la tenue des élections à intervalles réguliers, le renouvellement des institutions suivant une périodicité fixe, la prévention des rupturesnon constitutionnelles du fonctionnement des institutions ;
  • L’implication des populations et de la société civile dans les processus électoraux et le renforcement des initiatives d’éducation civique électorale ;


Mayweather vs Pacquiao: en savoir plus sur « le combat du siècle

Crédit Photo: www.betboxing.org
Crédit Photo: www.betboxing.org

C’est l’un des rendez-vous sportifs les plus attendus de l’année 2015. Floyd Mayweather se mesurera à Manny Pacquiao à Las Vegas ce samedi 2 mai. Un combat que les fans de boxe attendent depuis six ans.

Pourquoi parle-t-on du « combat du siècle »?

Floyd Mayweather (38 ans) vs Manny Pacquiao (36 ans): difficile de faire mieux actuellement en boxe. Celui que l’on surnomme « Money » n’a jamais connu la défaite en 47 combats. De l’autre, « Pacman » (5 défaites, 57 victoires et 2 nuls) est le seul pugiliste à avoir été sacré à l’échelle planétaire dans huit catégories de poids différentes. À eux deux, ils cumulent vingt titres mondiaux. Plus qu’hallucinant!

Et surtout: de l’argent, de l’argent et de l’argent

C’est le duel de tous les records. Floyd Mayweather touchera 180 millions de dollars pour ce duel, 120 millions de dollars pour Manny Pacquiao. Le rappeur américain 50 Cent a parié 1,6 million de dollars sur une victoire de son ami Mayweather. « Money » s’est offert des protège-dents à 25.000 dollars (confectionnés avec de l’or, des diamants et de vrais billets de 100 dollars). L’expérimenté Kenny Bayless sera l’arbitre de ce combat. Il empochera au passage un chèque de 25.000 dollars pour sa prestation. 99 dollars: c’est le prix record de la retransmission HD du combat en pay-per-view aux USA. Il n’aura fallu que 60 secondes pour écouler les 500 billets mis en vente pour le grand public. Le prix? Entre 1.500 dollars et 10.000 dollars.


La polygamie? Non!

 

Le mariage peut être comparé à une ferme. Le fermier doit prendre soin de bien labourer son champ et de choisir prudemment sa semence. Au temps favorable, il sèmera ses graines et il s’en occupera diligemment. La pluie et le soleil vont favoriser cette semence et ainsi le fermier aura une grande moisson.

Est-ce possible qu’un homme puisse se diviser et s’occuper de plusieurs femmes? Non, je dirais! L’homme est une personne. La femme en est une autre.

La polygamie produit le plus couramment des querelles, des disputes. Le mari de plusieurs femmes ne peut pas vivre en paix. Les femmes ne s’entendent pas et occasionnent de grands troubles. Les enfants de différentes femmes à leur tour, ajoutent des difficultés qui ne peuvent pas être évitées…

Bien souvent, on entend ces excuses pour justifier la polygamie, « Je dois marier plusieurs femmes, parce qu’il y a plus de femmes que d’hommes, et chaque femme devrait avoir un mari. » Etc.

En réalité, la différence n’est pas grande, et il y a beaucoup d’hommes âgés qui ont plusieurs femmes, pendant que de nombres jeunes de 25 à 35 ans ne sont pas mariés. Le jeune homme désire se marier mais il ne peut pas payer le prix pour obtenir la fille qu’il aimerait marier. Pendant qu’il attend d’accumuler l’argent exigé, un vieil homme, qui déjà a plusieurs femmes, vient et paye le prix pour la fille que le jeune désirait. L’homme âgé a de l’argent disponible, ses femmes travaillant pour lui aux magasins et à la ferme par exemple, ainsi il peut se procurer l’argent nécessaire pour le prix de l’épouse. Le jeune homme n’ayant personne pour l’aider, voit celle qu’il aime se marier avec un homme qui déjà a plusieurs femmes. Oh, que cela est malheureux!

En tout cas je préfère avoir une et une seule femme avec qui je partage tout. Je n’aime pas trop me mettre martel en tête… Ce n’est que mon humble avis!


Promotion du secteur des TIC dans les lycées feminins de Bangui

Crédit photo: unmultimedia.org
Crédit photo: unmultimedia.org

Dans le cadre de la Journée des jeunes filles dans le secteur des TIC, ne suit pas de modèle particulier. L’UIT invite et encourage les Ministères de la communication et de l’éducation, les autorités nationales de réglementation, les entreprises du secteur privé, les établissements universitaires et les ONG à organiser au niveau local ou national des événements consacrés à la Journée internationale des jeunes filles dans le secteur des TIC, à l’intention des adolescentes et des étudiantes.

Initiée par le ministère centrafricain des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies, en partenariat avec les sociétés de téléphonie mobile de la place, l’opération vise à intéresser les filles scolarisées aux métiers des technologies de l’information et de la communication. C’est dans cette optique qu’une semaine de sensibilisation sur les technologies de l’information et de la communication a été lancée, mercredi dernier, dans les lycées féminins de Bangui, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de sensibilisation de la jeune fille aux métiers des Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Il est juste question de faire connaître la pénurie de professionnels qualifiés, les perspectives prometteuses que laissent entrevoir les besoins toujours croissants du secteur des TIC et l’importance de combler le fossé entre les femmes et les hommes dans un domaine toujours considéré à tort comme exclusivement masculin.


RCA: Les victimes face aux enjeux de la réparation et de la réconciliation

 

Dans les expressions majoritaires de la population enregistrées lors des consultations de base, la justice est considérée comme l’étape première de la réconciliation. Les victimes échaudées par les lois d’amnistie et l’aggravation des crises à répétition ne sont plus promptes à dissocier la réconciliation de la justice qu’elles considèrent comme seule garante de la réussite du processus.

La population met aussi et surtout l’accent sur la réparation perçue comme minimum vital de droits devant lui permettre de survivre, tant les derniers pillages ont placé les familles dans un dénuement matériel et moral sans précédent.

Par ailleurs, la population déclare dans le rapport consolidé des consultations populaire qu’elle ignore si la justice sera rendue un jour. Les populations restent pessimistes et préoccupées, quant au sort réservé par la justice à leurs bourreaux. En effet, quasiment tous les consultés ont déclaré que la justice centrafricaine n’a jamais inquiété les responsables des graves violations de droits de l’homme perpétrées contre les paisibles citoyens. Cet état d’esprit de défiance de la population à l’égard de la justice directement et indirectement de l’Etat mérite toute l’attention nécessaire au forum National de Bangui.

Quels sont les symboles et les facteurs qui favorisent la réconciliation nationale

Il est généralement convenu en République Centrafricaine que les symboles culturels et nationaux forts contribuent à la cohésion sociale et constituent de ce point de vue des repères communs de sortie de crise. Il en est ainsi des emblèmes tels que l’hymne national qui met l’accent sur les interdits de violations des droits de l’homme, la tolérance.

La laïcité du pays qui garantit la neutralité de l’Etat face aux religieux qui relève de la sphère privé des citoyens même si l’Etat est garant de la liberté de culte et de religion pour chacun.

La langue national le Sango unit le peuple sur l’étendue du territoire national et contribue au respect mutuel, aux échanges et au vivre ensemble.

Les cinq verbes du MESSAN (nourrir, loger, vêtir, soigner, éduquer) qui constituent le programme de développement du territoire et de la Nation pour le bien-être commun et qui a été abandonné depuis la mort du Père fondateur Barthélémy BOGANDA.

La devise nationale: Unité-Dignité-Travail qui structure le socle de valeurs nationales formant mes fondations de la République Centrafricaine comme pays, Peuple et Nation.

Toutes ces valeurs culturelles et institutionnelles sont aujourd’hui appelées au secours du pays pour redéfinir les bases étatiques, nationales et sociales de la refondation de la République centrafricaine.